Présentation générale

Bienvenue sur le site internet dédié au projet "Investissements d'Avenir" BIOMASS FOR THE FUTURE- BFF

Bienvenue sur le site internet dédié au projet “Investissements d’Avenir” BIOMASS FOR THE FUTURE- BFF

17 novembre 2016

CONTEXTE :

Dans le contexte du réchauffement climatique et de la future diminution des réserves de combustibles fossiles, la biomasse lignocellulosique fournira une source renouvelable d'énergie, de matériaux et de produits chimiques (IEA Bioenergy, rapport annuel de 2009). Les systèmes de culture durables basés sur graminées C4 non alimentaires constituent une grande part du portefeuille de matières premières de la biomasse dédiée, ainsi que divers déchets «vert» et sous-produits issus de l'agriculture, de la sylviculture, de l'industrie ou des ménages.

 

Un avantage de matières premières de biomasse dédiée, est qu'il peut être produit localement, à proximité de ses sites de transformation. Toutefois, étant donné que le processus industriel est spécifique à chaque valorisation, cela nécessite un groupe d'acteurs imbriqués dans le voisinage de la zone de production afin d'optimiser la rentabilité et les avantages environnementaux de l'ensemble du système.

 

À l'heure actuelle, le développement de cultures dédiées à la biomasse reste à ses balbutiements. Deux raisons principales expliquent cette situation insatisfaisante. Pour l'agriculteur, il existe un manque d'utilisateurs finaux, de savoir-faire logistique et agronomique et de matière première adaptée. Pour l'utilisateur final, il y a un manque de connaissances sur les usages finaux potentiels et sur les procédures de conditionnement et d'approvisionnement en biomasse. De plus, les prix restent imprévisibles.

 

Le projet BFF va s'attaquer à ces deux problèmes simultanément.

 

Tout d'abord, BFF se concentre la création variétale assistée par la génomique et l'agronomie de deux espèces : le sorgho-fibre, une graminée résistante à la sécheresse annuelle à haut rendement adaptée à l'Europe méridionale et le miscanthus, une graminée pérenne adaptée à des climats plus tempérés, avec un allongement de la saison de croissance et une dépendance moindre aux engrais et aux composés phytosanitaires que les espèces annuelles. Ces cultures ont l'avantage de combiner un fort potentiel de production de biomasse, avec un impact minimal sur l'environnement. En outre, le maïs sera utilisé comme culture modèle pour la génomique comparative.

 

Ensuite, le développement de petites et moyennes industries ancrées localement et fondées sur la biomasse devraient servir de cas d'école pour surmonter les obstacles technologiques, sociologiques et institutionnelles pour le développement futur à grande échelle des biocarburants de la deuxième génération et des industries de bioraffinage, qui à leur tour contribueront à consolider l'industrie locale. Cela devrait créer un élan positif vers une adoption généralisée d'une bio-économie basée sur la connaissance en France.

PROJET :

Pour atteindre ces objectifs, le projet devrait catalyser des avancées technologiques, économiques et territoriales.

Les Ruptures technologiques :

  • Domestiquer des variétés de matières premières dédiées à la biomasse lignocellulosique à partir d'espèces pratiquement sauvages (miscanthus) ou d'espèces n'ayant aucun antécédent de sélection pour les caractères liés à la biomasse (sorgho).
  • Accélérer le processus de domestication profitant des récentes avancées en matière de séquençage du génome, de génétique d'association, de génomique comparative, y compris pour le maïs, de biotechnologie, de phénotypage anatomique et chimique à haut débit et de modélisation mathématique.
  • Définir la combinaison optimale matières premières / valorisation grâce à l'association de spécialistes en biologie végétale, en écophysiologie, en génomique, en science des matériaux et analyse du cycle de vie, des agronomes, des éleveurs, des agriculteurs et des ingénieurs de procédés.
  • Développer de nouvelles technologies pour la production de matériaux de construction à base de biomasse ligno-cellulosiques et des composites.

Ruptures économiques :

  • Promouvoir la mise en place d'industries locales, économiquement viables en créant des incitations pour les agriculteurs (demande fiable pour la biomasse, disponibilité de variétés optimisées, pratiques agronomiques et logistiques) et l'industrie (approvisionnement fiable de la biomasse avec garantie de qualité, nouveaux bioproduits).
  • Tirer parti des investissements "BFF" à travers la création de l’association de préfiguration pour le développement économique : BioMisG3, financé par les partenaires industriels et les autorités locales.

Ruptures territoriales :

  • Promouvoir le développement d'une nouvelle économie verte locale grâce à la création d'un réseau d'acteurs sur un territoire donné (agriculteurs, industriels, scientifiques, ingénieurs, autorités locales et citoyens)
  • Contribuer à la réhabilitation des terres «marginales» (sites pollués, zones de captage d'eau, terres en jachère)
  • Rôle clé des autorités locales dans l'organisation du territoire et dans la fourniture d' un soutien pour les industries dédiées à la biomasse (prise de décision sur le développement économique local, fourniture d'équipements, d'infrastructures, offre de terrains pour des essais sur le terrain, aide aux agriculteurs, communication)
  • Deux projets pilotes ont été lancés dans l'Est et l'Ouest de la «Région Ile de France, Communauté d’agglomération 2 Rives de Seine et Communautés d’agglomération Marne et Gondoire". A partir des évaluations de ces projets, d'autres initiatives seront prises dans d'autres domaines, y compris en «Région Languedoc-Roussillon".

    BFF en quelques chiffres :

  • Période: 2012 - 2020
  • Budget: 28 M € (avec une subvention de 10 M €)
  • 22 partenaires :
         - 9 instituts de recherche publics
         - 11 partenaires privés
         - 2 collectivités locales